HAMMANN

 

HammannVoici un exemple de traduction des lycéens :

Wilhem HAMMAN – Un professeur sauve des enfants juifs de la mort dans le camp de concentration de Buchenwald

On a révélé des cas de gens sauvés en camp de concentration. Par exemple à Buchenwald où le prisonnier politique Wilhelm Hamann réussit par la ruse à sauver de la mort des enfants juifs.

Formation, guerre et politique

Après avoir terminé ses études à l’école normale et avoir participé à la première guerre mondiale, Hamann intègre en 1918 le mouvement révolutionnaire des travailleurs. Tout d’abord, il s’engage pour le parti social-démocrate d’Allemagne (USPD), puis pour le parti communiste allemand (KPD). Jusqu’en 1928, Hamann agit au niveau de la politique communale, ensuite en tant que député,  au niveau du parlement de l’état populaire de Hesse.

Wilhelm Hamann se définit comme un professeur libéral. Il refuse le châtiment corporel et dénonce au parlement les mauvais traitements dans les écoles de la Hesse. Il entretient des relations chaleureuses avec ses élèves et encourage particulièrement les enfants d’origine modeste.

Résistance aux nationaux-socialistes et détention
Après 1933, Hamann est arrêté plusieurs fois en tant qu’opposant au régime national-socialiste et est interné, début 1935, à la prison de Rockenberg, pour faits de haute trahison. En Août 1938, la police secrète d’état le déporte dans le camp de concentration de Buchenwald.

La ruse pour sauver des vies
À partir de fin Août 42, Wilhelm Hammann est employé au secrétariat du camp de Buchenwald. De là,  il soutient la résistance du camp. En manipulant les dossiers de détenus, il réussit à plusieurs reprises à sauver la vie de prisonniers.

De l’été 1944 au début 45, quelques centaines d’enfants et de jeunes gens sont déplacés des camps d’Auschwitz et de Grossrosen vers celui de Buchenwald. La plupart sont des juifs, des tziganes et des roms. En tant qu’aîné du bloc d’enfants numéro 8, Hammann recommande à ses protégés de nier leur identité juive et de ne déclarer devant les SS que leur identité tchèque, hongroise, polonaise ou slovaque. C’est ainsi que 159 jeunes lui doivent la vie.

Il arrivait que Hamann annonce au département politique que le prisonnier qu’il réclamait venait de mourir. Cette soi-disant mort sauvait la vie du détenu réclamé, et ce ne fut pas un cas unique. (Jiri Zak, un cas de Buchenwald 1947)

« Notre vieux », disaient les enfants lorsqu’ils conversaient un petit moment avec lui après le travail le soir. « Leur vieux » fit en sorte de les préparer aux terribles derniers jours derrière les barbelés et il ne se départait jamais de son humour. (Jiri Zak, un cas à Buchenwald 1947)

Lors de la libération du camp de Buchenwald en 1945, il reste encore, parmi les 21 000 détenus encore présents dans le camp,  904 enfants et adolescents. La plupart sont malades et totalement sous-alimentés. (Mémorial de Buchenwald)

Court come-back politique après 1945
En juillet 45, Hamann est élu premier conseiller du district Grossgerau. Sur fond de début de guerre froide, la police militaire américaine arrête le communiste convaincu qu’il est. Hamann restera deux ans dans des camps d’internement. Ce n’est qu’après la protestation massive des opposants hessois aux nazis qu’il sera réhabilité. La même année, il meurt dans un accident de voiture à l’âge de 58 ans. En 1984, la fondation israélienne  « Yad Vashem » honore Hammann du titre de Juste parmi les nations.

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