Une exposition unique en Allemagne

 

Une partie de l’exposition est consacrée à la question de savoir pourquoi, après 1945, on est resté si longtemps muet sur ce sujet important au sein de la société de la République Fédérale. Il faut se rappeler qu’Oskar Schindler a vécu, ignoré, après la seconde guerre mondiale, dans le quartier de la gare de Francfort et n’obtint qu’après sa mort en 1974 l’estime qui lui était due grâce au film de Steven Spilberg en 1993. De même, jusqu’à la publication de l’autobiographie « Kaiserhofstraße 12 » de Valentin Senger en 1978, pratiquement personne ne connaissait le chef de la police Otto Kaspar qui, en manipulant des dossiers de messages, rendit possible pour la famille Senger le « miracle de Francfort».
Après la seconde guerre mondiale s’est en réalité imposée en Allemagne de l’Ouest une conception de la résistance que certains qualifieraient de « restreinte » : l’action politique directement liée à la chute du national-socialisme. L’engagement personnel, l’aide apportée aux juifs pourchassés était à peine reconnue comme une résistance « sérieuse » et, par conséquent, n’était pas une composante de la mémoire collective. Nous pourrions dire ici qu’il s’agit d’actes de résistance d’une grande noblesse (que certains qualifieraient de solidaires, de fraternels, voire de compassion) mais pas de Résistance au sens politique, classique du terme.

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